A l'heure où le sel comme le voyage sont à la portée de toutes nos bourses d'occidentaux, la caravane de l'azalaï apparaît comme un acte sublime et dérisoire : deux mois de marche pour extirper le sel des entrailles stériles du désert! Pour les Touareg, c'est un rêve et un défi. Ceux qui le relèvent dépassent loin leurs propres limites. Ils adoptent le rythme lent, opiniâtre et intense d'une vie aux lendemains improbables, vécue en profondeur et en relation intime avec le monde. Les enjeux : rapporter ce que la difficulté du voyage va peu à peu transformer en or blanc.
La caravane apporte les nouvelles et les richesses des pays qu'elle traverse. C'est un trait d'union entre les civilisations, le fil conducteur d'une histoire du monde dont elle brasse les idées pour sans cesse en recomposer le sens. La caravane passe lentement, mais sa lenteur l'enrichit et laisse dans son sillage un parfum d'aventure et le rêve du voyage.
La caravane, c'est le nomadisme. Non pas l'errance mais la connaissance précise d'un vaste territoire, de tout ce qui l'habite et de ses cycles naturels. C'est une culture de l'essentiel, de la mobilité et de la solidarité. C'est aussi un état d'esprit et un mode de vie dont les Voyageurs-Reporters partagent fondamentalement les valeurs.
Parce qu'en une semaine ou en un mois, il n'est guère possible de connaître et de rendre compte d'un mode de vie, l'association L'AZALAI encourage les séjours de longue durée, l'immersion de l'individu dans les cultures qui d'ici nous paraissent lointaines, les allers-retours, les retrouvailles et le développement des amitiés sur le long terme.
Parce que l'échange est fondamental pour la dynamique et la pérennité des relations, L'AZALAI favorise la reconnaissance et la diffusion de l'expression culturelle des populations rencontrées pour qu'elles trouvent, elles aussi, un bénéfice dans le fait d'avoir été visitées.